Dépenses de sénateurs: le chef de cabinet de Harper démissionne

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à 14h04 HAE, le 19 mai 2013.

OTTAWA – La controverse entourant le sénateur conservateur Mike Duffy aura finalement eu raison du chef de cabinet du premier ministre Stephen Harper.

Nigel Wright a annoncé, dimanche matin, qu’il démissionnait de son poste.

Il avait admis plus tôt cette semaine avoir remis 90 000 $ de sa poche au sénateur Duffy pour lui permettre de rembourser des allocations qu’il avait perçues, injustement, pour sa résidence secondaire.

Par voie de communiqué, M. Wright a souligné que ses seules intentions étaient «de faire en sorte que les fonds soient remboursés, ce que je considérais être dans l’intérêt public».

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Le bras droit de M. Harper a ajouté ne pas avoir mis ce dernier au courant de la transaction. «Je n’avais pas informé le premier ministre de la manière dont les dépenses du sénateur Duffy ont été remboursées, que ce soit avant ou après les faits.»

Dans une déclaration écrite, Stephen Harper a confirmé le départ de M. Wright, disant l’accepter avec «beaucoup de regret». «J’accepte que Nigel ait cru qu’il agissait dans l’intérêt public, mais je comprends la décision qu’il a prise de démissionner», a-t-il déclaré.

C’est Ray Novak, qui évolue dans l’entourage de M. Harper depuis 2001, qui prendra le relais de Nigel Wright.

Cette démission survient après une semaine difficile pour le caucus conservateur. Jeudi, le sénateur Duffy quittait le navire pour siéger comme indépendant. Vendredi, c’était au tour de sa collègue Pamela Wallin de sortir des rangs conservateurs pour une histoire semblable de demandes de remboursement douteuses.

Plutôt que d’apaiser l’Opposition officielle, cette vague de démissions a donné des munitions au Nouveau Parti démocratique, qui continue de réclamer la tenue d’une enquête indépendante.

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«À un moment donné, M. Duffy a dit que c’était sa banque qui lui avait avancé l’argent. Puis, M. Wright a dit qu’il avait fait un chèque personnel à M. Duffy pour payer les remboursements d’allocations pour résidence. Qu’est-ce qui s’est réellement passé? On ne le sait pas», s’est insurgé le député néo-démocrate Alexandre Boulerice.

Alors que l’étau se resserrait de plus en plus autour du premier ministre Harper, Nigel Wright n’a eu d’autres choix que de démissionner, a fait valoir M. Boulerice.

«On n’est pas naïf au point de croire que le chef de cabinet de M. Harper, qui sait très bien tout ce qui se passe dans son parti et dans son gouvernement, aurait pu faire un chèque personnel de 90 000 $ à un sénateur conservateur qui est empêtré dans des scandales sans qu’il ne soit au courant», a-t-il tranché.

Même son de cloche du côté libéral. «L’enjeu ce n’est pas Wright, Duffy ou Wallin. L’enjeu, c’est Stephen Harper», a martelé le chef adjoint du Parti libéral, Ralph Goodale.

«L’aveuglement volontaire de M. Harper est grotesque. Tous les maillons remontent à lui et il a l’obligation de rendre des comptes.»

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