Chimiothérapie insuffisante: 26 nouveaux cas en Ontario

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à 16h31 HAE, le 12 avril 2013.

TORONTO – Le nombre de patients atteints du cancer qui ont reçu des traitements de chimiothérapie à dose réduite dépasse désormais 1200.

Un hôpital de London, en Ontario, a annoncé vendredi que 26 autres malades étaient touchés. Le Centre des sciences de la santé de London dit avoir identifié ces patients depuis que l’hôpital procède à un nouvel examen, plus approfondi, de ses dossiers.

Cette dernière découverte fait passer le nombre total de patients touchés à cet hôpital à 691 — soit 651 adultes et 40 enfants.

Au dire de l’hôpital, 117 des patients adultes sont décédés, mais ces morts ne peuvent être directement attribuées aux traitements à plus faible dose.

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Dans une déclaration publiée sur son site Internet, l’hôpital déclare ne pas pouvoir être entièrement certain du nombre de décès, puisque l’établissement n’est pas toujours prévenu des morts pouvant être survenues après la fin des traitements.

L’hôpital a également déjà contacté l’ensemble des 26 patients nouvellement découverts, affirme Neil Johnson, vice-président des soins contre le cancer de l’établissement.

«Nous continuons d’aider à offrir aux patients touchés l’information et l’appui dont ils ont besoin», a-t-il déclaré par voie de communiqué.

C’est l’entreprise ontarienne Marchese Hospital Solutions, de Mississauga, qui a préparé les doses de médicaments de chimiothérapie pour quatre hôpitaux en Ontario et un autre au Nouveau-Brunswick.

On a ajouté trop de saline dans les sacs de soluté contenant les médicaments, réduisant jusqu’à 20 pour cent la dose administrée. Certains patients ont reçu ces médicaments pendant jusqu’à un an.

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Selon la société Marchese, les produits ne sont pas défectueux, et l’entreprise a suggéré que le problème ne résidait pas dans la façon dont les médicaments ont été préparés, mais plutôt dans la façon dont ils ont été administrés dans les hôpitaux.

La première ministre ontarienne, Kathleen Wynne, a admis jeudi qu’il existait des lacunes dans la surveillance d’entreprises comme Marchese, qui préparent des médicaments pour des hôpitaux. L’administration provinciale a choisi le Dr Jake Thiessen pour réaliser un examen indépendant de la chaîne d’approvisionnement des médicaments contre le cancer.

Le Dr Thiessen est le directeur fondateur de l’école de pharmacie de l’Université de Waterloo. Son examen portera principalement sur la découverte récente du sous-dosage de produits chimiothérapeutiques dans cinq hôpitaux de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick. Cet examen déterminera comment cela s’est produit et fournira des recommandations pour empêcher de tels incidents à l’avenir.

Action Cancer Ontario avait révélé le 2 avril que 990 patients ontariens avaient reçu des doses inférieures aux doses prévues de cyclophosphamide et de gemcitabine.

Les hôpitaux ontariens concernés – le London Health Sciences Centre, l’Hôpital régional de Windsor, le Lakeridge Health et le Centre régional de santé de Peterborough – ont immédiatement cessé d’utiliser les produits sous-dosés et ont adopté des mesures afin de s’assurer que les doses adéquates de médicaments sont administrées.

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Tous les patients concernés ont été contactés afin de prendre rendez-vous avec leurs oncologues.

Afin d’appuyer l’examen et de coordonner la réaction à cet incident, le ministère de la Santé et des Soins de longue durée a également mis sur pied un groupe de travail qui profite de l’expertise clinique et d’une représentation des hôpitaux concernés, de l’Association des hôpitaux de l’Ontario, d’Action Cancer Ontario, de l’Ordre des pharmaciens de l’Ontario, de la province du Nouveau‑Brunswick, de Santé Canada et d’autres organismes au besoin.

Ce nouvel examen, annoncé par la ministre Deb Matthews mardi, s’ajoute aux enquêtes actuellement menées par l’Ordre des pharmaciens de l’Ontario et Santé Canada.

«L’expertise et le leadership du Dr Thiessen nous aideront à trouver des réponses», a dit Mme Matthews.

Le Dr Thissen a indiqué que «lorsque des incidents de cette sorte surviennent, cela nous rappelle que nous devons rester vigilants afin de garantir la qualité à chaque étape nécessaire pour prodiguer des services de santé aux patients». Il promet de «réaliser un examen ciblé et diligent afin de déterminer ce qui est arrivé et de garantir que les mesures de protection adéquates existent dans notre régime de médicaments contre le cancer».

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