Algérie: la GRC cherche à confirmer si des Canadiens ont participé à l’attaque jihadiste

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à 19h51 HNE, le 24 janvier 2013.

OTTAWA – Des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) se sont rendus en Algérie pour enquêter sur des allégations concernant une possible participation de Canadiens à l’attaque terroriste du site pétrolier de BP et Sonatra, à In Amenas, la semaine dernière.

La GRC tente de déterminer si des Canadiens, possiblement liés à al-Qaïda, auraient un lien avec les terroristes qui ont participé à l’attaque qui s’est soldée par la mort de 37 otages et 29 militants, tués lors de l’assaut des forces armées algériennes.

Les autorités canadiennes ont dépêché la GRC sur les lieux afin de confirmer ou infirmer la présence de Canadiens parmi les terroristes.

Le premier ministre algérien Abdelmalek Sellal avait déclaré sur les ondes d’une télévision algérienne que des citoyens canadiens étaient liés aux terroristes. Des diplomates canadiens basés à Alger et des employés du ministère des Affaires étrangères à Ottawa n’ont toutefois pu corroborer cette information.

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À Ottawa, on a évoqué la possibilité que certains des terroristes utilisaient de faux passeports canadiens. Le ministère a convoqué l’ambassadeur algérien au Canada en espérant obtenir plus d’explications.

Les autorités gouvernementales ont refusé de divulguer la manière dont la GRC menait son enquête afin de vérifier les allégations algériennes. On ne précise pas, par exemple, si la GRC aura la possibilité de consulter certains documents comme les dossiers personnels des preneurs d’otages décédés.

«Ils sont sur place, a déclaré une source sous le couvert de l’anonymat en raison du caractère délicat de la mission. On ne sait pas combien d’enquêteurs de la GRC sont là et combien de temps ils comptent y rester.»

Dans un communiqué transmis jeudi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Rick Roth, a déclaré que des responsables canadiens travaillaient de concert avec les autorités algériennes afin d’éclaircir la situation.

Il n’a pas voulu répondre aux autres questions, alléguant qu’il serait inapproprié de commenter une telle mission.

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Les autorités algériennes continuent de rechercher dans le désert du Sahara cinq étrangers qui manquent à l’appel depuis que des militants islamistes ont attaqué le complexe gazier.

Trente-sept otages ont été tués pendant la crise, qui a duré quatre jours.

Un membre du bureau du premier ministre algérien Abdemalek Sellal a expliqué, sous le couvert de l’anonymat, que les responsables ne savent pas si les disparus sont morts ou s’ils se sont perdus dans le Sahara en tentant de prendre la fuite.

Le complexe Ain Amenas se trouve loin dans le Sahara, à 800 kilomètres des côtes, et il n’y a que quelques centres peuplés dans la région. À ce temps-ci de l’année, le mercure tombe à environ 3 degrés Celsius la nuit et touche à peine 20 degrés pendant le jour.

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