Quand l’Alberta et la Saskatchewan étaient bilingues…
L’ironie des choses parfois… Ironie comme dans le fait que la seule loi bilingue jamais adoptée en Alberta est celle qui, en 1988, a légalisé toutes les lois promulguées seulement en anglais lors des 83 années précédentes. Ô ironie! C’est un beau roman, c’est une belle histoire. Pardon, encore de l’ironie. En fait, les prémices de cette saga ne se déroulent pas en Alberta, mais en Saskatchewan. Le «coupable»? André Mercure. Oui, coupable d’excès de vitesse. Dans les années 1980, ce prêtre, reconnu pour son engagement envers la jeunesse fransaskoise, conteste sa contravention et exige un procès en français. Pour comprendre son […]
Une veste métisse restituée par un Québécois à la Saskatchewan
Après plus d’un siècle d’absence, une veste métisse perlée d’une valeur inestimable a fait son retour en Saskatchewan. L’habit traditionnel, longtemps la propriété d’une famille québécoise, a été rapatrié à l’Institut Gabriel Dumont, à Saskatoon. Retour sur l’histoire de cette veste qui s’entremêle à celle des pionniers et du peuple métis. L’histoire des pionniers de l’Ouest Pour comprendre comment une veste métisse de plus de 125 ans s’est retrouvée pendant 50 ans dans les mains d’André Ruest, un homme de Rimouski, au nord de Québec, il faut se pencher sur l’histoire des pionniers de l’Ouest. En 1895, Paul et Émile Ruest quittent la demeure […]
Lloydminster, à cheval entre l’Alberta et la Saskatchewan
D’un bout à l’autre du pays, des villes et villages piquent la curiosité par leurs aspects particuliers. À mi-chemin entre Edmonton et Saskatoon, voici Lloydminster, dont les immenses marqueurs frontaliers s’érigent avec prestance sur le quatrième méridien. Symboles d’une singularité presque exclusive, ils révèlent à ceux qui les traversent la situation géographique peu banale de la ville: à l’Ouest, l’Alberta, et à l’Est, la Saskatchewan. «Je suis le plus heureux des maires du Canada!», s’exclame Gerald Aalbers, maire de Lloydminster. À la tête de la ville depuis 2016, il pratique son don d’ubiquité pour répondre aux exigences administratives, politiques et […]
Le programme de journalisme de La Cité exporté en Saskatchewan
Le Collège Mathieu, situé à Saskatoon et Regina, importera le programme de journalisme du Collège La Cité, d’Ottawa et Toronto, pour la rentrée d’automne 2019. Le cours viendra étoffer une relève journalistique de plus en plus rare en milieu minoritaire. La Saskatchewan deviendra ainsi la province la plus à l’ouest du pays à offrir des cours de journalisme en français. Alors qu’Ottawa a annoncé investir 595 millions $ pour soutenir le journalisme au Canada, le Collège Mathieu mise sur l’avenir médiatique fransaskois. Offert depuis 1995 à La Cité, le cours de journalisme s’étale sur deux ans et forme chaque année une quinzaine […]
Les offres d’emplois restent limitées… à moins de déménager en Saskatchewan
La 20e édition de la National Job Fair and Training Expo, foire nationale de l’emploi, se tenait à Toronto mercredi 4 et jeudi 5 avril. C’était l’occasion pour les personnes en recherche d’emploi de rencontrer des recruteurs, découvrir des entreprises et des moyens de faire évoluer leur carrière. Annoncée comme le plus grand salon de l’emploi du pays, la National Job Fair se tient deux fois par an à Toronto (à l’automne et au printemps). Pour cette édition, environ 170 exposants et plus de 600 recruteurs et professionnels en carrière et en ressources humaines étaient attendus. «Après avoir organisé cet […]
Les Francophones à la Cour
Le bilinguisme est inscrit dans la Constitution canadienne dès 1867. Les lois, procès-verbaux, journaux et archives du gouvernement fédéral doivent être publiés en français et en anglais. Puis, la Constitution de 1982 intègre le droit à l’instruction et à des services publics dans la langue officielle de son choix. Depuis, la Cour suprême du Canada interprète et réinterprète ces droits linguistiques. Les causes scolaires Depuis 1982, l’instruction dans la langue de la minorité constitue un droit à part entière – et non un accommodement. La Cour suprême rappelle régulièrement que ce droit vise à favoriser l’épanouissement des minorités linguistiques. Préséance […]
À la découverte de coopératives alimentaires à Toronto
Un rayon fruits et légumes frais, quelques allées de produits alimentaires, un coin pour les produits d’hygiène… Si, à première vue, la petite épicerie Karma Co-op s’apparente à n’importe quelle autre à Toronto, c’est surtout de par son fonctionnement qu’elle se distingue. Ici, «les clients sont les patrons» prend un sens littéral. Située dans l’Annex, entre l’avenue Palmerston et Karma Lane — allée qui doit son nom à l’épicerie — celle-ci fonctionne comme une coopérative à but non lucratif. Pour la modique somme de 50$ par année, vous en devenez membre et obtenez ainsi une voix pour décider de la […]
Le 211, guichet unique de l’aide sociale
En cette période d’instabilité économique, la ligne d’aide 211 pourrait être la bouée de sauvetage pour aider des Torontois en difficulté à ne pas couler. Le service pourrait aussi guider une personne aux prises avec la consommation de drogues d’un.e proche ou répondre à une crise de santé mentale plus aiguë. Le 211 est bien plus qu’un 911 des services sociaux. Le service se rapproche d’un guichet unique pour surnager dans l’océan de services sociaux disponibles et parfois méconnus des citoyens. «Le 211 offre des services de recherche de solutions personnalisées à dimension humaine», résume 211 Ontario. Imaginons une mère […]
Marie-Anne Gaboury, pionnière francophone de l’Ouest canadien
Marie-Anne Gaboury est une figure emblématique de l’Ouest canadien. Première femme d’origine européenne à s’aventurer et à habiter dans cette région du pays, elle a partagé la dure vie des hommes des plaines à la recherche de peaux et d’aventure. Elle a aussi été la grand-mère de Louis Riel. Née au Québec Rien ne laissait présager que la vie de Marie-Anne Gaboury allait prendre un tournant aussi tumultueux. Elle est née en 1780 à Maskinongé, dans le rang de Trompe-Souris, non loin de Trois-Rivières, au Québec. La mort de son père, alors qu’elle est âgée de 12 ans, plonge sa famille […]
L’Aurore boréale du Yukon, Journal de l’année!
Le journal L’Aurore boréale, qui dessert les francophones du Yukon, a remporté trois trophées au gala des prix d’excellence de Réseau.Presse, dont le plus prestigieux, celui du Journal de l’année, «pour l’excellence de son contenu, son ancrage communautaire et sa présence multiplateforme». Au cours d’un gala à Ottawa, ce vendredi 12 septembre, rassemblant une centaine de personnes autour des délégués de 23 médias écrits francophones du Canada (hors Québec), l’équipe du journal des Franco-Yukonais est aussi repartie avec le prix pour la Présence numérique, ainsi qu’avec le prix pour le meilleur Projet numérique. Chronique de l’année La journaliste et chroniqueuse […]
Le système de justice au Canada
La Cour suprême du Canada est unique au monde: en plus d’être bilingue, elle est le seul tribunal de dernière instance bijuridique, c’est-à-dire qu’il y coexiste les deux traditions juridiques coloniales du pays, soit la common law d’Angleterre et le droit civil de France. Les décisions de la Cour suprême ont une incidence sur l’ensemble des politiques publiques canadiennes. Elles sont sans appel. Mais cela n’a pas toujours été le cas… La naissance de la Cour suprême Avec la Confédération, en 1867, le nouveau parlement fédéral peut créer une «cour générale d’appel pour le Canada». L’imposant mandat suscite de vifs […]
Repas scolaires: un programme fédéral insuffisant
En 2024, Ottawa lançait son programme national d’alimentation scolaire et investissait un milliard $ sur cinq ans. Mais malgré les fonds débloqués, tous les élèves au pays n’ont pas accès à un repas sain chaque jour, et le problème de l’insécurité alimentaire persiste. Garantir l’accès de tous les enfants à des collations et des repas sains chaque jour d’école: tel est l’objectif que s’est fixé Ottawa. «Ça donne un coup de pouce, mais les fonds fédéraux demeurent insuffisants pour créer des programmes d’alimentation scolaire universels, accessibles à tous les élèves, dans toutes les écoles», indique la coordinatrice du Collectif québécois de la […]