10 travailleurs agricoles et 1 camionneur tués: la fourgonnette n’aurait pas fait son arrêt

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à 11h58 HNE, le 8 février 2012.

LONDON, Ont. – Le conducteur de la fourgonnette impliquée lundi dans la tragédie routière qui a fait 11 morts en Ontario n’aurait pas fait son arrêt obligatoire, et il ne détenait pas le permis requis pour conduire ce type de véhicule, selon la Police provinciale de l’Ontario.

Dix travailleurs migrants originaires du Pérou et le chauffeur d’un camion plate-forme ont perdu la vie à la suite de cet accident survenu lundi à Hampstead, une petite communauté située au nord-est de Stratford.

Au cours d’une conférence de presse, mercredi à London, les autorités policières ont conclu que le conducteur de la fourgonnette, un homme de 45 ans qui a été tué dans l’accident, a omis de faire son arrêt obligatoire et de céder ainsi le passage au camion qui approchait, à un carrefour de ces routes rurales.

La fourgonnette pouvait accueillir 15 passagers. Or, la police affirme que le conducteur d’un véhicule qui peut transporter plus de 11 passagers doit détenir au moins un permis de classe F en Ontario, ce que le conducteur fautif ne possédait pas.

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Trois personnes qui se trouvaient dans la fourgonnette ont survécu à ce que la police a qualifié d’impact «violent». Deux personnes se trouvent dans un état critique à l’hôpital alors qu’une autre est dans un état stable.

Le surintendant en chef de la Police provinciale John Cain a affirmé que cette tragédie souligne l’importance de respecter le code de la sécurité routière.

«On aurait pu prévenir cet accident», a-t-il dit. «Ces vie n’auraient pas dû être perdues. Les erreurs des conducteurs représentent la plus grande cause d’accidents en Ontario.»

Impact catastrophique

L’inspecteur Steve Porter, de la Police provinciale de l’Ontario, a raconté que la fourgonnette remplie de passagers se dirigeait vers l’ouest lorsque le véhicule a été heurté sur le côté par le camion. Sous la force de l’impact, le camion a poursuivi sa course jusqu’au terrain d’une maison située près de l’intersection, entraînant la fourgonnette contre le mur de la demeure.

«J’exerce ce métier depuis 28 ans et je n’ai jamais rien vu de tel», a déclaré l’inspecteur au cours d’une conférence de presse.

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L’accident est survenu vers 16h45 à l’intersection de la route comtale 107 et du rang (line) 47. Les autorités ont indiqué que les conditions météorologiques étaient bonnes à ce moment-là.

Une femme qui réside près du lieu de l’accident a affirmé que son époux était immédiatement sorti pour porter assistance aux victimes, mais qu’il n’avait rien pu faire parce que plusieurs étaient déjà mortes. Il aurait tenté d’aider un survivant encore conscient, mais la communication était difficile parce que celui-ci ne parlait pas anglais, a expliqué la femme.

Il s’agit du pire accident de la route au Canada depuis la tragédie des Éboulements, dans Charlevoix, en 1997. Quarante-trois personnes étaient décédées lorsque leur autobus était sorti de la route et avait plongé dans un ravin dans une côte particulièrement difficile.

L’accident a amené le premier ministre Dalton McGuinty à publier un communiqué pour exprimer ses condoléances. «Au nom des 13 millions d’Ontariennes et d’Ontariens, je souhaite présenter nos condoléances émues à toutes les personnes qui ont perdu un être cher et adresser toutes nos prières les plus sincères aux personnes qui sont hospitalisées», a dit M. McGuinty. Il a aussi remercié «les premiers intervenants qui ont prodigué des soins professionnels avec compassion dans des conditions très difficiles».

Par ailleurs, un syndicat représentant des ouvriers agricoles affirme que cet accident soulève des questions quant aux conditions de travail des travailleurs migrants. Selon Stan Raper, de l’Alliance des travailleurs agricoles, ces employés travaillent souvent de très longues heures consécutives. La fatigue peut les rendre vulnérables à de tels accidents, a-t-il avancé.

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Les accidents les plus meurtriers au pays

8 octobre 1989: Une réunion de famille vire à la tragédie lorsqu’un camion transportant des rondins de bois perd sa cargaison sur une route du Nouveau-Brunswick. Le bois tombe sur un chariot où se trouvaient plusieurs participants de la fête familiale, faisant 13 morts. Au moins 45 personnes sont également blessées.

13 octobre 1997: Un autobus nolisé avec à son bord des personnes âgées en visite touristique plonge dans un ravin aux Éboulements, près de la ville de Québec. La chute de quelque 9 mètres tue 43 des 48 passagers.

3 septembre 1999: Un brouillard particulièrement dense près de Windsor, en Ontario, cause un carambolage monstre impliquant 87 véhicules sur l’autoroute 401. Huit personnes périssent dans les incendies provoqués par l’accident et 45 autres sont blessées.

16 mars 2000: La conductrice d’une fourgonnette transportant les enfants d’une garderie pour une sortie à la cabane à sucre perd le contrôle de son véhicule près de Saint-Jean-Baptiste-de-Nicolet, au Québec. Huit des 10 bambins à bord sont tués.

12 janvier 2008: La pluie verglaçante sur une autoroute près de Bathurst, au Nouveau-Brunswick, fait déraper la fourgonnette d’un entraîneur de basketball qui ramenait son équipe à la maison après un match à l’extérieur. Le véhicule percute un camion-remorque, tuant la femme du conducteur et sept joueurs.

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