Pour ou contre les devoirs à la maison?


16 février 2016 à 10h14

Les devoirs à la maison sont souvent source d’inquiétude, de conflit et de conversation. Doit-on ou non en donner aux élèves et si oui comment les gérer?

Des réformes scolaires. Des hésitations. Donner du travail à faire à la maison n’est plus à la mode vraiment.

Les raisons? Cela crée un fossé entre les enfants de milieu défavorisé, que les parents ne peuvent aider et les enfants vivant dans un environnement favorable à l’éducation et à l’apprentissage.

Les devoirs à la maison alourdissent aussi la journée d’un élève. Est-il judicieux de surcharger les enfants de devoirs au détriment de plages de repos, d’exploration, de sports ou de culture?

Le corps enseignant est divisé. Certains s’interrogent sur la compréhension d’une leçon, la consolidation des acquis.

Comment s’assurer que l’élève maitrise sa leçon quand une partie du cours est dédiée à la discipline (et oui, les classes d’aujourd’hui ne sont plus celles d’avant et les apprenants mobilisent davantage les enseignants en matière d’ordre) et que nombre d’entre eux éprouve des difficultés d’apprentissage, de maîtrise de la langue?

Il semble important pour les professeurs que ce qui ne peut être fait en cours, le soit à la maison, dans un environnement où l’enfant peut davantage prendre le temps de réfléchir sur des exercices et d’assimiler une leçon.

La dissonance au sein de l’établissement scolaire se reflète dans l’absence totale de devoirs, une charge de travail erratique ou une somme considérable de leçons, devoirs maisons et autres travaux à remettre pour le lendemain.

Dans les foyers, les voyants s’allument.

Il y a ceux qui s’alarment du fait que leur enfant étudie et travaille jusque tard dans la nuit, se stresse, manque de sommeil ou se désociabilise, ceux qui s’étonnent que leur progéniture ne rapporte aucun devoir à faire à la maison alors qu’elle ne maîtrise pas toujours les sujets abordés en classe et ceux qui n’en peuvent plus de se battre pour faire travailler leur enfant après l’école.

Pour qui finalement les devoirs à la maison riment-ils avec cauchemar?

L’élève qui ne voit jamais s’interrompre la ronde du travail, qui finit par se décourager et abandonne l’école? Celui qui fait des crises pour en faire le moins possible en dehors des heures de cours ou les parents fatigués par leur journée de travail qui doivent s’atteler en plus en rentrant aux devoirs non faits et non compris de leurs enfants?

Il semble, en matière d’éducation, y avoir rupture entre l’école et la maison.

Pourquoi l’apprentissage s’interromprait-il à la sortie des classes? Éveiller la curiosité d’un enfant, consolider ses acquis devrait me semble t-il être une action continue, abordée différemment certes, suivant l’environnement, mais toujours diffuse et présente.

Étudier au début du XXe siècle était un rêve, un privilège. Maintenant que ceci est rendu obligatoire, cela devient corvée.

Comment changer les mentalités des petits et des grands, à l’intérieur et à l’extérieur de l’établissement scolaire?

Comment donner un goût à la fois individuel et collectif d’apprendre et de faire sien une connaissance?

Changer le vocabulaire (apprentissage, découverte plutôt que devoir) ne servirait sans doute pas à grand-chose. S’intéresser serait davantage la clé.

Pourquoi, comment s’intéresser aux choses fondamentales de la vie, à ce qui nous permet de fonctionner, de nous surpasser et de créer devrait être une seconde peau, faire partie intégrante de notre développement?

De notre personnalité. Bien-sûr, l’intérêt varie d’une personne à l’autre et les matières, disciplines à acquérir n’ont pas la même importance pour tous. Toutefois, elles se recoupent d’une manière ou d’une autre.

Serait-il alors pertinent et envisageable de s’accorder sur la nécessité et le plaisir d’apprendre, de se développer et de découvrir en continu? Ensemble?

Au-delà de la question des devoirs à la maison, l’apprentissage serait alors toujours au coeur de toute activité.

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