Moins de francos et d’anglos de langue maternelle en 2036

Franco Anglo 2036

Franco Anglo 2036


30 janvier 2017 à 18h06

Suite aux projections de Statistique Canada sur l’immigration, la diversité ethnoculturelle et les langues au Canada, diffusée la semaine dernière et prédisant une diminution du pourcentage de Canadiens de langues maternelles française et anglaise au pays d’ici 2036, en raison de l’immigration de gens qui parlent d’autres langues, la FCFA a tweeté qu’il s’agissait là d’un «appel à l’action».

«Il faut absolument atteindre les cibles en immigration francophone», indique la présidente du lobby francophone hors Québec, Sylviane Lanthier, affirmant également que ce qu’on appellent les «allophones» (immigrants possédant une autre langue maternelle que le français ou l’anglais) deviennent éventuellenent, en s’intégrant à la société canadienne, des francophones et/ou des anglophones.

Statistique Canada rappelle que le Canada a bien changé depuis la Confédération de 1867, alors que les principaux pays de naissance des immigrants étaient alors les îles britanniques (84% des immigrants), les États-Unis (11%) et l’Allemagne (4%).

Et «depuis le début des années 1990, en raison d’une immigration soutenue, d’une hausse progressive du nombre de décès et du maintien de la fécondité à des niveaux relativement bas, la proportion d’immigrants au sein de la population canadienne n’a cessé de croître».

En 2036, près d’un Canadien sur deux serait un immigrant ou un enfant d’immigrant. Entre un Canadien sur quatre et un Canadiens sur trois ne seront pas nés au Canada, contre un Canadien sur cinq dans le dernier recensement de 2011. Ces immigrants proviendraient surtout d’Asie (plus de 55%) alors que l’Europe ne nous en fournierait plus que 15%.

En 2011, la population qui n’avait ni le français ni l’anglais comme langue maternelle était de 6,9 millions de personnes (20% de la population canadienne). En 2036, l’effectif de cette population pourrait atteindre entre 10,7 millions et 13,8 millions de personnes, soit entre 26,1% et 30,6% de la population canadienne.

Si la proportion de la population de langue maternelle anglaise au sein du Canada passerait de 58,7% en 2011 à entre 52% et 56% en 2036, celui de la population de langue maternelle française passerait de 21,3% en 2011 à 17% ou 18% en 2036. Mais du fait de la multitude de langues maternelles des immigrants, le français devrait demeurer de loin la langue maternelle la plus importante après l’anglais, avec un effectif se situant entre 7,5 millions et 7,8 millions en 2036. En comparaison, en 2011, aucune des langues maternelles tierces ne comptait 500 000 locuteurs.

La proportion de la population de langue maternelle française diminuerait à la fois au Québec (de 79% à environ 70%) et dans le reste du Canada (de 3,8% à 2,8%) en 2036), quoique «d’autres scénarios montrent que la baisse de la proportion de la population de langue maternelle française au Canada hors Québec pourrait être moins marquée»…

Selon le scénario d’immigration envisagé et les tendances récentes en matière d’acquisition d’une seconde langue officielle, le taux de bilinguisme français-anglais au pays pourrait se situer autour de 18,5% en 2036 alors qu’il était de 17,5% en 2011. Mais «c’est parmi la population de langue maternelle française du Québec qu’on observerait la plus forte croissance du bilinguisme français-anglais au pays».

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