Les finales des Improbables approchent

Les Improbables sur la scène du Bad Dog Theatre la semaine dernière.

Les Improbables sur la scène du Bad Dog Theatre la semaine dernière.


3 avril 2017 à 23h34

Se rendre à un spectacle d’improvisation, c’est s’attendre à tout et à rien: pas de critique que l’on aurait pu lire dans un journal ou sur Internet auparavant; pas de bon ami qui vous en aurait dit du bien. La seule valeur sûre de ce genre de spectacle, c’est la troupe qui le présente.

Dans la ville-reine, se sont Les Improbables qui jouent avec les mots de notre belle langue depuis maintenant six saisons, cette année au Bad Dog Theatre sur Bloor Ouest, environ aux deux semaines, avec trois équipes de cinq personnes.

«La ligue a beaucoup évolué au niveau de ses talents. À force de travailler et d’apprendre à se connaître, on a réussi à créer une ligue de quinze joueurs et de trois substituts, tous investis et passionnés», explique Sonia D’Amico, présidente et fondatrice de la ligue.

Pour elle, l’improvisation permet de se préparer face à l’inconnu, à la fois sur scène, mais aussi dans la vie de tous les jours. «Ça m’a appris à dire oui, à écouter les propositions des autres et à travailler en équipe. On peut avoir prévu une situation pendant la concertation avec ses coéquipiers et devoir partir sur une toute autre idée, car l’autre équipe prend l’ascendant pendant la scène. On doit s’adapter. De plus, l’improvisation m’a aidé à gérer ma respiration et mon stress, ce que je peux aussi mettre en application au quotidien.»

L’improvisation est un «sport» très codifié où les matchs sont gérés par un arbitre. C’est Mathieu St-Laurent qui joue ce rôle dans la ligue francophone torontoise. «L’arbitre a une grande responsabilité, car il gère la direction artistique du match. Il pense aux thèmes en amont afin de faire une soirée unique. L’arbitre est le 11e joueur», explique Sonia D’Amico.

«Mathieu devient de plus en plus exigeant au fil des spectacles. Dans un sens, l’arbitre nous empêche de faire ce que l’on veut. Et nous, en tant que joueurs, nous devons nous rebeller, c’est notre rôle de le haïr. Notre but c’est d’appliquer les règles pour mieux les détourner par la suite.»

Pouvoir improviser sur scène n’est malheureusement pas donné à tout le monde. «Si ta personnalité résiste, n’arrive pas à rentrer dans la scène, tu ne seras pas un bon joueur d’improvisation», rappelle la fondatrice des Improbables.

Et pour découvrir de nouveaux talents, la ligue n’hésite pas à mettre en place des ateliers tous les premiers mercredis du mois, toujours au Bad Dog Theatre. «On aime toujours découvrir de nouveaux talents qui permettent de renforcer les liens de la communauté franco-ontarienne.»

Les prochains mois vont être chargés pour les Improbables qui vont s’investir de de nombreuses joutes d’improvisation. C’est surtout en mai que les membres de la ligue devront le plus se creuser les méninges. «Le 3 mai, les trois équipes de la ligue se retrouvent afin de déterminer qui devra passer par les demis et qui participera à la finale qui aura lieu le 31 mai et conclura la sixième saison.»

Inscrivez-vous à nos infolettres gratuitement:

Récemment

Restez à jour dans votre propre fil d'actualité

La réalité augmentée au service du marketing

Une sculpture virtuelle, The Merging, qui a été présentée à la Nuit blanche de Toronto en 2016.
SEED offrre aux consommateurs des expériences numériques sensorielles pour les fidéliser à certaines marques.
En lire plus...

26 juin 2017 à 16h23

Écotourisme de montagne en harmonie avec la vie paysanne

Haïti, terre paysanne.
Vallue, en Haïti, est reconnue pour sa réputation hospitalière et son tourisme de montagne.
En lire plus...

26 juin 2017 à 16h23

L’Écosse, terre de héros et de légendes

Doune Castle.
Entrer dans les Highlands écossais, c’est pénétrer dans un univers minéral mystérieux.
En lire plus...

26 juin 2017 à 16h21

Destinations préférées cet été

Avec ses racines grecques et latines, la Provence attire les Québécois.
Le palmarès est basé sur les ventes de guides Ulysse.
En lire plus...

26 juin 2017 à 16h20

L’eau de Flint, Michigan: des accusations d’homicide

Des hauts fonctionnaires savaient depuis des mois que l'eau du robinet était contaminée. (Photo: philografy - Flickr - Creative commons - http://bit.ly/2sHuFIP)
Le directeur de la santé publique du Michigan et quatre de ses officiers viennent d’être accusés.
En lire plus...

Nos foyers et nos droits

ajefo
C’est sous le thème Canada 150 : Nos foyers et nos droits que s’est déroulé, les 23 et 24 juin, le 38e congrès de...
En lire plus...

26 juin 2017 à 16h18

Quelles mesures, au juste, pour la petite enfance en français?

enfants garderie
Quand un parent ne peut plus attendre pour une place en français pour son enfant, il passe à l'anglais... et continue en anglais.
En lire plus...

26 juin 2017 à 16h17

Bravo aux finissants 2017!

finissants
Nos ados entrent dans une autre étape de la vie.
En lire plus...

26 juin 2017 à 16h16

Des jeunes énergiques à Niagara Falls

Des participants de l'école Saint-Antoine de Niagara Falls au Grand Défi Pierre Lavoie.
Des élèves de l’école Saint-Antoine ont campé au Stade olympique de Montréal.
En lire plus...

26 juin 2017 à 16h14

Le lien le plus fort entre le Canada et la France

Au vernissage de l'exposition Vimy à l'AFT: Jeremy Diamond, directeur de la Fondation Vimy, la députée provinciale de Thornhill, Gila Martow, le chef de police Mark Saunders, la photographe Racheal McCaig, le directeur de l'AFT Thierry Lasserre et le consul de France Marc Trouyet.
Le centenaire de Vimy à la galerie de l'Alliance française de Toronto.
En lire plus...

26 juin 2017 à 16h13

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur