«La plus grande privation: le café!»

Frédéric Choinière est rendu aux trois quarts de son défi de vivre 100% canadien

Frédéric Choinière tente de vivre 100% canadien depuis maintenant 9 mois.

Frédéric Choinière tente de vivre 100% canadien depuis maintenant 9 mois.


28 mars 2017 à 1h47

À part ses lunettes, tout chez lui est Made in Canada… même ses sous-vêtements, assure-t-il. L’automne prochain, Unis TV diffusera en quatre épisodes l’expérience de Frédéric Choinière, Ma vie Made in Canada

En effet, depuis le début de l’été 2016, il a décidé de ne consommer que des produits canadiens. Un véritable défi dans un monde où les matières premières, tout comme les objets finis, transitent d’un pays à l’autre pour être transformés ou vendus.

Rendu aux trois quarts de son défi, le journaliste et animateur de l’émission d’affaires publiques hebdomadaire Couleurs locales, toujours à Unis TV, a fait le point et décrit sur son nouveau mode de vie au cours d’une conférence la semaine dernière dans les locaux du Centre francophone de Toronto.

Frédéric Choinière ne pose pas un acte protectionniste. «Cette expérience, inspirée d’une émission produite en France, a été pensée il y a un an et demi, c’est-à-dire avant le Brexit et avant Trump. Ce n’est donc pas un projet identitaire ou protectionniste. On voulait plutôt montrer comment consommer autrement, en soutenant les productions locales.»

Se convertir du jour au lendemain au 100% canadien, ce n’est pas tout le temps facile. «Le plus dur, c’était le café. J’en buvais beaucoup et j’ai dû arrêter d’en consommer. Du coup, pour compenser, je bois du vin de glace et du mousseux de la région de Niagara. Ça permet d’oublier les moments les plus difficiles de l’expérience», avoue-t-il en rigolant.

Et pour aller au bout de l’expérience, Frédéric Choinière et la production de l’émission ont décidé de louer un appartement et de le meubler intégralement. «On est arrivé, on a débranché tout l’électronique flambant neuf. Pendant quelques temps, je n’avais qu’un réchaud sur mon balcon pour me faire à manger. Et c’est grâce à la mobilisation et aux conseils des gens qui nous suivent sur les réseaux sociaux que j’ai pu me procurer de la vaisselle par exemple.»

Car c’est aussi ça le projet de Frédéric Choinière: une entraide sur Internet et les réseaux sociaux. Des personnes ou des marques le suivent et peuvent lui proposer des produits pour l’aider à s’équiper jour après jour, saison après saison.

Cependant, il faut rester terre à terre: le Made in Canada a un coût, admet le journaliste, et il n’a pas encore été en mesure de tout acheter ici. Mais le but de cette expérience est de montrer qu’il est possible de changer ses habitudes de consommation.

La rareté et le prix de certains produits ont d’ailleurs changé sa relation avec les biens de consommation. Frédéric Choinière s’est rendu compte qu’il consommait mieux, de façon plus responsable et avec la volonté que ses nouvelles acquisitions durent dans le temps.

Le 21 juin, quand l’été pointera le bout de son nez, le défi de Frédéric Choinière prendra fin. Son projet pour son retour à une vie normale: «Je vais prendre quatre cafés, rien que le premier jour!»

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